Alors que la 20e édition du Festival mondial de la jeunesse et des étudiants se tiendra cet été à Caracas, l’Avant-Garde propose de suivre, semaine après semaine, la préparation de ce grand rendez-vous international de la jeunesse. Avancée des comités nationaux de préparation (CNP) et actualités de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique (FMJD), mobilisation des jeunes communistes en France, initiatives locales de solidarité et de financement, mais aussi retour sur les grandes pages de l’histoire du Festival : c’est l’objet de notre série « Cap sur le Festival mondial ».
Premières pierres du Festival mondial : les comités nationaux prennent forme
Les comités nationaux de préparation se multiplient aux quatre coins du monde, à mesure que se rapproche le Festival de Caracas. En Espagne comme au Brésil, les jeunesses organisées se structurent pour préparer leur participation et impulser la mobilisation.
En Espagne, l’appel du comité insiste sur l’urgence du contexte international :
« Près de 80 ans après le premier Festival mondial… la lutte pour la paix, contre le fascisme et contre la guerre impérialiste, est redevenue d’une importance capitale. »
Le texte dénonce notamment les guerres, les interventions militaires et les politiques de réarmement des puissances impérialistes.
Dans cette dynamique, les comités appellent les jeunes à s’unir pour faire du Festival mondial un espace de solidarité internationale, de paix et de résistance aux logiques de guerre.
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Budapest 1949 : un front de la jeunesse contre le fascisme et le colonialisme
Chaque semaine, l’Avant-Garde revient sur une édition marquante du Festival mondial de la jeunesse et des étudiants. Cette semaine, retour sur la deuxième édition, en 1949 à Budapest (République populaire de Hongrie).
Placée sous le mot d’ordre « Jeunesse, unissez-vous ! En avant pour une paix durable, la démocratie, l’indépendance nationale et un avenir meilleur pour le peuple ! », cette édition rassemble plus de 20 000 jeunes issus de 82 pays, dont au moins 1 500 Français.
Le Festival se tient dans un contexte international tendu, marqué par les débuts de la Guerre froide et le bellicisme états-unien avec la création récente de l’OTAN.
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Parmi les délégations présentes figurent notamment des jeunes communistes chinois, alors que la proclamation de la République populaire de Chine n’interviendra que quelques semaines plus tard. Le Festival devient ainsi un espace d’expression des forces progressistes en plein essor.
Cette édition accorde une place centrale aux luttes anticoloniales, en apportant un soutien affirmé aux mouvements de libération en Indonésie, en Malaisie et en Indochine. Elle exprime également sa solidarité avec les combats antifascistes, notamment en Espagne franquiste et en Grèce, alors plongée dans la guerre civile.
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À Budapest, la jeunesse du monde affirme ainsi sa volonté de s’organiser face aux menaces de guerre, d’oppression et de domination, en faisant du Festival un véritable front international pour la paix et l’émancipation des peuples.
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