À la rentrée 2026, les universités françaises proposeront environ 5 700 places de moins en première année de licence (hors Pass-LAS et LPE) par rapport à 2025, selon les données Parcoursup. Une baisse de 2 % qui s’ajoute à la suppression de plus de 3 000 places enregistrée l’année précédente. Derrière ces chiffres, une réalité que le gouvernement se garde bien de nommer : l’austérité budgétaire imposée aux établissements.
Les universités contactées invoquent unanimement le contexte financier et un manque de visibilité sur l’avenir.
En chiffres
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Les inégalités entre établissements sont frappantes. L’université de Rouen supprime 716 places (−10,6 %), Montpellier Paul-Valéry 457 (−7,2 %), Rennes-II 345 (−4,8 %). Les sciences humaines et sociales (SHS) sont particulièrement touchées, avec une baisse des capacités d’accueil de 3,7 % en moyenne. À rebours, Paris-Saclay ouvre 415 places supplémentaires (+12 %), illustrant une logique de concentration des moyens au profit des pôles d’excellence, au détriment des universités de proximité.
Focus
- Les SHS concentrent les plus fortes baisses : −3,7 % de capacité en moyenne.
- Les universités ultramarines sont parmi les plus fragilisées : Mayotte −16,7 %, Guyane −4,9 %.
- Paris-Saclay (+415) et Versailles Saint-Quentin (+139) font exception, bénéficiaires d’une logique de pôles d’excellence.
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Cette nouvelle vague de fermetures intervient alors que le Cneser alerte sur la situation budgétaire de l’enseignement supérieur et que se tiennent les Assises du financement des universités, dont les conclusions restent attendues. Pour des dizaines de milliers de lycéens, la question est plus immédiate : y aura-t-il une place pour eux à l’université à la rentrée prochaine ?
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