Depuis des décennies, Cuba subit le blocus économique et financier imposé par les États-Unis. Aujourd’hui, cette guerre économique a franchi une nouvelle étape : Washington a mis en place un vrai blocus pétrolier, menaçant de sanctions tout pays ou entreprise qui aiderait l’île en carburant. Résultat : pénuries sévères, coupures d’électricité, transports au ralenti, production agricole et industrielle en crise, et services publics mis à mal. Cette stratégie s’apparente à une politique d’asphyxie qui frappe directement le peuple cubain et nie son droit à vivre dignement.
La crise énergétique n’est pas une fiction : les camions de collecte des déchets sont à l’arrêt, les rues s’encombrent de détritus, les coupures de courant se multiplient, et les avions ne peuvent même plus ravitailler sur place faute de carburant. L’objectif des Etats-Unis est toujours le même : détruire toute expérience politique souveraine qui refuse de se soumettre aux intérêts impérialistes.
Le gouvernement cubain et son peuple ne demandent pas la charité : ils réclament la fin du siège, la levée des sanctions, et le respect de leur souveraineté. Face à cette crise qui menace de basculer dans une catastrophe sociale et sanitaire, la France ne peut rester passive. La France doit être à la hauteur. Elle doit se souvenir du temps où elle avait une voix à l’international. Elle doit condamner fermement le blocus pétrolier et économique, plaider pour une levée immédiate et inconditionnelle de toutes les sanctions, défendre tout simplement le droit du peuple cubain à choisir son présent et son avenir.
Emmanuel Macron doit également appeler à une conférence internationale pour que cesse cette politique impérialiste qui viole le droit international et maltraite un peuple frère.
La solidarité entre les peuples n’est pas un slogan : c’est une urgence. Cuba n’est pas seule. Nous serons à ses côtés, partout où il faudra élever la voix et agir pour la justice, la souveraineté et la paix.


















