La France championne des contrats précaires

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La France championne des contrats précaires

La question des contrats courts et atypiques pose un défi persistant à la France, comme en témoigne une récente étude de l’Unédic portant sur sept pays européens.

Une tendance de fond à l’échelle européenne

Depuis la fin du XXe siècle, ces contrats se multiplient sur le continent : mini-jobs en Allemagne, contrats « zéro heure » au Royaume-Uni permettant aux étudiants de concilier travail et études. Aux Pays-Bas, les emplois flexibles concernent 27 % des actifs.

Si, en France, le CDI reste la norme du marché salarial, la France flirte avec les mauvais élèves. Ainsi, la part des salariés avec un emploi temporaire est supérieure de 2 points à la moyenne européenne (14,8 % contre 12,5 % pour l’UE).

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Les contrats ultracourts, nouvelle norme de l’embauche

Plus encore, en France, ce sont les CDD de moins d’un mois et les contrats d’intérim qui représentent la norme des embauches (81 % au 1er trimestre 2025), avec une durée médiane de seulement 4 jours.

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Les jeunes, premières victimes de la précarité contractuelle

Ce modèle affecte principalement les jeunes : 55 % des 15-24 ans sont concernés par l’emploi temporaire, les condamnant à la précarité dès leur entrée dans la vie active.

AG
Focus
LES JEUNES FACE À LA PRÉCARITÉ
Part des 15-24 ans en emploi temporaire en France
55 %
des 15-24 ans en emploi temporaire
14,8 %
tous âges confondus
Points clés
  • Les jeunes de 15 à 24 ans sont surreprésentés dans les contrats précaires à l’entrée dans la vie active.
  • L’emploi temporaire chez les jeunes est près de quatre fois supérieur à la moyenne nationale.
  • Ce déséquilibre structurel fragilise les trajectoires professionnelles et l’accès à l’assurance chômage.
Source : Unédic — 2025

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Si, pour le Code du travail, le CDI est la norme et le CDD exceptionnel, l’équilibre se modifie. Les contrats courts se développent. Officiellement, il s’agit de favoriser l’activité des entreprises. Une question demeure : quels effets sur la stabilité des salariés ?

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