Le droit international à géométrie variable

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Le droit international à géométrie variable

Le Moyen-Orient s’embrase à nouveau. Frappes israélo-américaines sur l’Iran, représailles, menaces sur le détroit d’Ormuz, déploiements militaires européens. Les peuples de la région vivent une fois de plus au rythme des bombes.

Dans ce moment grave, une question simple mérite d’être posée : le droit international vaut-il pour tout le monde ?

Quand la Russie envahit un territoire souverain, à juste titre, les dirigeants occidentaux parlent d’agression, de violation du droit, d’atteinte insupportable à la souveraineté d’un État. Les sanctions pleuvent, les condamnations sont unanimes, les grands principes sont invoqués avec force.

Mais quand les États-Unis et Israël frappent un État souverain en dehors de tout cadre légal international, le ton change. On « comprend les inquiétudes sécuritaires ». On « replace dans le contexte ». On nuance. On relativise. Le principe devient flexible. La souveraineté, conditionnelle. C’était déjà le cas le mois dernier au Venezuela.

Soyons clairs : refuser cette escalade ne signifie en rien soutenir le régime iranien. Les jeunes communistes ont toujours défendu le droit des peuples à décider eux-mêmes de leur avenir, à lutter pour la démocratie et la justice sociale, sans ingérence extérieure. Ce n’est ni à Washington, ni à Tel-Aviv, ni à Paris de choisir à la place du peuple iranien.

L’histoire récente devrait pourtant nous servir de leçon. Irak, Libye, Syrie : aucune intervention occidentale n’a apporté la paix ou la démocratie. Partout, elles ont semé le chaos, renforcé les tensions régionales et nourri les logiques les plus réactionnaires.

Pendant ce temps, en France, on nous parle de « dissuasion élargie », on déploie le porte-avions Charles-de-Gaulle, on augmente les budgets militaires. La fuite en avant guerrière a un coût pour les peuples bombardés, mais aussi pour les travailleurs d’ici, qui paieront l’addition sociale.

Nous refusons ce monde organisé autour de la loi du plus fort. Le droit international n’est pas un menu à la carte. La paix ne se construira ni par l’alignement sur l’OTAN ni par l’escalade guerrière nucléaire, mais par la diplomatie, le désarmement et le respect strict de la souveraineté des peuples.

C’est une ligne exigeante, mais c’est la seule cohérente.


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