Le MEDEF ressuscite le CPE

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Le MEDEF ressuscite le CPE

Le MEDEF ose ressortir des cartons une vieille idée : permettre de rompre un CDI sans motif pour les jeunes. En clair, un nouveau Contrat Première Embauche. Retour en 2006.

Ils ont la mémoire courte. Nous, non.

Il y a vingt ans, la jeunesse s’est levée massivement contre le CPE. Lycéens, étudiants, jeunes travailleurs : des millions dans la rue. Les jeunes communistes étaient au cœur de cette bataille. Parce que nous refusions d’être une génération sacrifiée. Parce que nous refusions qu’un jeune puisse être licencié du jour au lendemain, sans justification, pendant deux ans.

Vingt ans après, la réponse sera la même : nous ne nous laisserons pas faire.

Rompre un CDI sans motif ? Et puis quoi encore ? Si un contrat peut être cassé à tout moment, sans raison, alors ce n’est plus un CDI. C’est une période d’essai permanente. C’est la précarité institutionnalisée. C’est dire à toute une génération : vous valez moins que les autres travailleurs.

Nous sommes des salariés comme les autres. Nous voulons les mêmes protections, la même sécurité. Mieux encore : nous voulons conquérir de nouveaux droits.

Le problème dépasse le seul CPE 2.0. Aujourd’hui, les patrons ont les pleins pouvoirs. La démocratie s’arrête à la porte de l’entreprise. Les choix économiques sont dictés par une seule boussole : le profit à court terme. Résultat ? Délocalisations, destruction des savoir-faire, casse de l’emploi industriel, ravages écologiques.

Et si les travailleurs avaient leur mot à dire ? Si les jeunes salariés pouvaient peser sur les décisions ? Nous faisons le pari inverse du MEDEF : plus de droits pour les travailleurs, c’est plus d’intelligence collective, plus de stabilité, plus d’intérêt général. Ce sont les salariés qui créent la richesse. Ils doivent décider de son usage.

Face à la précarité organisée, nous portons un autre projet : la création d’un million d’emplois, utiles socialement et écologiquement, dans l’industrie, les services publics, la transition écologique.

La jeunesse n’est pas une variable d’ajustement. Elle est une force de transformation. En 2006, nous avons gagné. En 2026, nous gagnerons encore.


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