Le monde condamne à nouveau le blocus criminel des États-Unis contre Cuba

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Le monde condamne à nouveau le blocus criminel des États-Unis contre Cuba

Pour la trente-troisième année consécutive, l’Assemblée générale des Nations Unies a exigé, ce mercredi, la levée immédiate du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis depuis soixante-trois ans.
Le verdict est sans appel : 165 pays ont voté pour la levée du blocus, contre seulement 7 oppositions et 12 abstentions.

Malgré un intense lobbying de Washington et un chantage diplomatique sans précédent, le monde s’est à nouveau massivement dressé contre cette politique illégale et inhumaine.

Washington toujours isolé

Cette année, les États-Unis ont réussi à rallier à leur position l’Argentine, la Hongrie, la Macédoine du Nord, le Paraguay, l’Ukraine et Israël, qui se sont joints à eux pour voter contre la résolution.
Les 12 abstentions, venues notamment d’Europe de l’Est, traduisent l’effet des pressions américaines et des tensions géopolitiques liées à la guerre en Ukraine — plusieurs gouvernements justifiant leur abstention par la proximité de La Havane avec Moscou.

À l’ONU 165 pays ont voté pour la fin du blocus Étasunien contre Cuba

Malgré ces manœuvres, le résultat reste une victoire écrasante pour Cuba, qui bénéficie du soutien de la quasi-totalité des États du Sud et de la majorité des pays européens, africains, asiatiques et latino-américains.

Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, a dénoncé à la tribune de l’ONU « une politique inhumaine qui entrave le développement d’un petit pays et punit des familles entières pour des raisons politiques ».
Il a rappelé que le blocus a coûté à Cuba plus de 160 milliards de dollars en plus de six décennies, dont 7,5 milliards rien qu’en 2024, conséquence du durcissement des sanctions imposées par l’administration Trump.

« Le blocus est une politique de punition collective. Cuba ne capitulera pas. »

Un embargo condamné, mais toujours en vigueur

Le blocus, hérité de la guerre froide, vise à asphyxier économiquement et politiquement Cuba depuis sa Révolution en 1959.
Sous prétexte de « promotion de la démocratie », il interdit tout commerce avec les entreprises américaines et punit même celles d’autres pays qui coopèrent avec l’île : une violation flagrante du droit international et de la souveraineté des États.

Sous Barack Obama, un timide rapprochement avait été amorcé avant que Donald Trump ne renforce brutalement les sanctions.
En janvier dernier, Cuba a été réintégrée sur la liste arbitraire des « États soutenant le terrorisme » — un acte de pure hostilité destiné à isoler davantage le pays.

Pourtant, ce sont bien les États-Unis d’Amérique, par le biais de la CIA, qui ont orchestré directement ou indirectement l’assassinat de près de 3 500 Cubains depuis la déroute de la baie des Cochons en 1961 : tentatives d’assassinats (637 contre Fidel Castro), attentats (vol 455 en 1976, attaques d’hôtels en 1997…), opérations bactériologiques…
Tous les moyens furent bons pour tenter de refaire de l’île le « bordel des États-Unis » qu’elle était avant le triomphe de sa Révolution.

La résistance exemplaire du peuple cubain

Malgré cette guerre économique, Cuba demeure un symbole de dignité et de résistance.
Le pays a bâti, dans des conditions extrêmes, un modèle social fondé sur l’éducation et la santé gratuites, avec une espérance de vie supérieure à celle des États-Unis, et une coopération médicale internationaliste saluée par l’ONU.

Ses brigades médicales Henry Reeve sont intervenues dans plus de 40 pays, y compris en Europe et en France, durant la pandémie de Covid-19.
Cuba a également développé ses propres vaccins, Abdala et Soberana 02, preuve de l’excellence scientifique d’un système public centré sur l’humain plutôt que sur le profit.

Une solidarité mondiale à renforcer

À l’ONU, la représentante étatsunienne a tenté, comme à chaque session, de justifier l’embargo par des prétextes fallacieux, accusant La Havane de « détourner la colère populaire » ou d’être impliquée dans la guerre en Ukraine.
Mais ces mensonges ne masquent pas la réalité : le blocus est un crime contre la souveraineté et les droits fondamentaux du peuple cubain.

Même les alliés traditionnels des États-Unis reconnaissent de plus en plus l’inhumanité et l’inefficacité de cette politique.
Le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernández de Cossio, a déclaré après le vote :

« Les États-Unis ont exercé un niveau de pression sans précédent, et pourtant ils n’ont presque rien obtenu. La leçon, c’est qu’ils ont la capacité d’intimider et de contraindre, mais que celle-ci reste limitée. »

Le résultat du scrutin confirme, une fois encore, l’isolement croissant des États-Unis face à une communauté internationale largement unie pour dénoncer une politique jugée illégale et anachronique.

Pour les observateurs, cette nouvelle condamnation illustre l’échec d’une stratégie de coercition vieille de plus de soixante ans, incapable d’affaiblir la Révolution cubaine ou de provoquer un changement politique sur l’île.
L’embargo, loin de ses objectifs initiaux, continue surtout de peser sur la population cubaine, aggravant les pénuries et freinant le développement du pays.

Un symbole de souveraineté

Pour beaucoup de pays du Sud, le vote de l’ONU dépasse la seule question cubaine : il exprime le rejet d’un ordre mondial dominé par les sanctions unilatérales et la volonté de défendre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Chaque année, la résolution contre le blocus rappelle la constance du soutien international à La Havane, mais aussi les limites d’un multilatéralisme impuissant face à la politique d’un seul pays.
Au-delà de la diplomatie, la cause cubaine reste celle de la dignité et de la souveraineté des nations.


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