Le Venezuela dans la ligne de mire de l’empire

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Le Venezuela dans la ligne de mire de l’empire

Depuis quelques semaines, Washington multiplie les signaux inquiétants à l’égard du Venezuela : menace d’intervention militaire, mise à prix de la tête du président démocratiquement élu… Si la forme est innovante, rien de nouveau sur le fond. Les États-Unis continuent d’agir comme si l’Amérique latine était leur terrain de jeu, un espace où ils pourraient soutenir qui bon leur semble, renverser qui les dérange, redessiner la carte politique selon leurs intérêts.

L’histoire nous a appris à quel point l’impérialisme des États-Unis n’a pas de limites. Du Chili de 1973 aux mensonges sur les armes de destruction massive en Irak, les prétextes changent, mais la logique reste la même : justifier l’ingérence en repeignant l’interventionnisme en défense de la démocratie.

Aujourd’hui, c’est au nom du “narcotrafic” que Washington désigne son nouvel ennemi. Pendant que l’escalade verbale s’intensifie, le prix Nobel de la paix est attribué à une figure de droite extrême de l’opposition vénézuélienne, un choix qui en dit long sur la manière dont certains acteurs internationaux organisent les récits, distribuent les rôles, fabriquent les “bons” et les “méchants”.

Face à cette pression extérieure, le peuple vénézuélien poursuit la construction de son modèle politique, social et économique, sa voie vers le socialisme, sa révolution bolivarienne. C’est cela qui ne plaît pas aux États-Unis. Démocrates comme Républicains n’ont jamais accepté qu’un pays comme Cuba développe un modèle déconnecté de toute logique capitaliste ; ils font aujourd’hui pareil avec le Venezuela. La CIA a raté 634 tentatives d’assassinat contre Fidel Castro. Combien de fois vont-ils essayer contre Nicolás Maduro ?

Encart biographique
Portrait de Nicolás Maduro en 2023
Nicolás Maduro, président de la République bolivarienne du Venezuela.
Nicolás Maduro
Héritier du chavisme, cible des offensives impérialistes
Ancien syndicaliste des transports et ministre des Affaires étrangères d’Hugo Chávez, Nicolás Maduro devient président du Venezuela en 2013, à la mort de ce dernier. À la tête de l’État bolivarien, il poursuit la ligne de confrontation avec Washington et ses alliés, dans un contexte de crise économique, de sanctions internationales et de tentatives répétées de déstabilisation politique. Pour ses soutiens, il incarne la continuité du processus bolivarien ; pour ses adversaires, il est au centre d’une crise institutionnelle majeure.
Repères
  • Ancien conducteur de bus et syndicaliste, issu des milieux populaires de Caracas.
  • Ministre des Affaires étrangères puis vice-président sous la présidence d’Hugo Chávez.
  • Élu président en 2013, réélu en 2018 dans un contexte de forte polarisation.
  • Cible de sanctions, d’ingérences et de menaces d’intervention de la part des États-Unis et de leurs alliés.
Encart biographique réalisé par L’Avant-Garde

Dans ce contexte, il y a urgence à faire entendre une autre voix. Dans un an, la jeunesse du monde se retrouvera de nouveau pour le Festival mondial de la jeunesse et des étudiants, qui n’avait plus été organisé depuis 2017. Il aura lieu à Caracas, au cœur même de ce Venezuela que l’on caricature trop souvent sans jamais l’écouter. Le MJCF y participera, aux côtés de milliers de jeunes venus de tous les continents, pour porter un message simple : la paix, l’égalité entre les peuples et le refus de la logique impérialiste.

À l’heure où les tensions montent dangereusement, il est urgent de rappeler que le monde n’a pas besoin d’un shérif planétaire. Il a besoin de justice, de souveraineté populaire et de jeunes capables de regarder plus loin que les récits imposés. Le Venezuela n’est pas un champ de bataille : c’est un peuple qui mérite qu’on le respecte.


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