Que contient le 15e plan quinquennal du Parti communiste chinois ?

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Que contient le 15e plan quinquennal du Parti communiste chinois ?

Du 20 au 23 octobre, 400 dirigeants du Parti communiste chinois (PCC) se sont réunis à Beijing pour définir l’orientation économique des cinq années à venir. L’axe de renforcement de la République populaire de Chine (RPC) tient en deux mots : économie et sécurité.
Le plan doit encore être entériné par l’Assemblée nationale populaire en mars 2026, mais les grandes lignes en sont d’ores et déjà connues.

Développer le marché intérieur

Aujourd’hui, les Chinois consomment peu mais épargnent beaucoup, la faute sans doute à la déflation qui touche le pays depuis 2020. La République Populaire de Chine entend donc faire du marché intérieur le principal levier de sa croissance, en augmentant la qualité de vie de sa population, notamment par un meilleur accès aux soins et à l’éducation.

Lutter contre le changement climatique

La Chine populaire, déjà leader dans le domaine des énergies renouvelables, entend bien conserver ce statut. Cela passe par la modernisation de son appareil de production et par des investissements massifs dans des secteurs clés.
La RPC compte ainsi poursuivre le développement de l’énergie hydrogène, de la fusion nucléaire et des techniques de biofabrication. L’idée est claire : respecter les accords internationaux en matière climatique et assumer un rôle de leadership sur cette question.

Autonomie et coopérations internationales

Du fait de la guerre commerciale sino-américaine, la RPC n’a pas le choix : elle doit être autosuffisante dans les secteurs stratégiques. Elle l’est déjà dans la production électrique, avec, notons-le, 30 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique. Elle ambitionne désormais de devenir le leader mondial dans la production de semi-conducteurs, particulièrement visés par les sanctions impérialistes.

Pour faire face aux États-Unis, Beijing compte renforcer sa coopération avec les pays dits du « Sud global », dans la continuité de sa stratégie internationaliste. Elle souhaite ainsi contribuer au développement de ces pays et les inclure dans les circuits internationaux sans velléité hégémonique, via les BRICS+ et la Belt and Road Initiative (BRI), un projet pharaonique de nouvelles routes d’échanges commerciaux.

Il ressort de ces éléments que le plus grand pays socialiste du monde se fixe des objectifs de première puissance mondiale. Elle avait déjà atteint, voire dépassé, ceux du précédent plan quinquennal.


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