Il y a cinq ans, le 16 octobre 2020, Samuel Paty était assassiné aux portes de son collège des Yvelines. Il avait 47 ans, il était professeur d’histoire-géographie.
Il a été assassiné pour ce qu’il incarnait : un enseignant qui faisait vivre la liberté — liberté d’expression, de conscience, de débattre. Ce jour-là, c’est l’école républicaine tout entière qui a été visée.
L’acte terroriste a profondément bouleversé le pays, mais il a aussi réveillé une mémoire, une colère, un refus : celui de se taire face aux attaques, de renoncer face aux menaces, de céder face à l’obscurantisme.
Cinq ans après, la jeunesse n’oublie pas. Mieux : elle se souvient, et comprend que derrière cet assassinat, ce sont les fondements mêmes de notre République qui ont été attaqués. Rendre hommage à Samuel Paty, ce n’est pas seulement poser des mots sur une plaque ou allumer une bougie : c’est se battre pour l’école, pour la laïcité, pour une éducation populaire et émancipatrice.
Samuel Paty était un enseignant parmi tant d’autres, passionné par son métier et profondément attaché aux valeurs républicaines. Un attachement que raconte sa sœur, Gaëlle Paty, dans Samuel Paty, un procès pour l’avenir, coécrit avec Valérie Igounet, historienne spécialiste du complotisme et de l’extrême droite.
Il croyait en une école capable de former des esprits libres, capables de penser par eux-mêmes. Mais ces enseignements républicains lui ont coûté la vie. Car enseigner n’est pas neutre : c’est un acte profondément engagé. C’est prendre parti pour le progrès contre l’obscurantisme, pour l’émancipation contre l’endoctrinement.
En cela, Samuel Paty est une figure du courage ordinaire, celui de ces milliers de professeurs qui, chaque jour, continuent d’enseigner, même dans la peur.


















