Top 5 des Prix Nobel de la Paix les plus scandaleux

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Top 5 des Prix Nobel de la Paix les plus scandaleux

Chaque année, le comité Nobel récompense « ceux qui ont le plus contribué à la paix dans le monde ». Et parfois, il le fait avec un sens de l’humour norvégien qu’on ne soupçonnait pas. Voici notre sélection (non exhaustive) des lauréats les plus scandaleux.

5e — Theodore Roosevelt

Premier président américain à recevoir le Nobel (1906) pour avoir « mis fin » à la guerre russo-japonaise. Une paix, certes, mais pas n’importe laquelle. Il est l’auteur de la doctrine du “Big Stick”, selon laquelle toute négociation diplomatique doit être soutenue par une force militaire crédible. Autrement dit : la paix, oui, mais à condition d’avoir les plus gros canons.

Anecdote : il a également reçu une médaille pour « services exceptionnels dans la guerre hispano-américaine ». Le pacifisme, version cow-boy.

4e — Barack Obama

Nobel de la Paix en 2009… soit huit mois après son arrivée à la Maison-Blanche. Le comité a sans doute voulu anticiper sur les promesses : Guantanamo sera fermé (il ne l’a pas été), la guerre en Afghanistan va cesser (elle a duré encore douze ans).
Un prix de la Paix préventif, en somme.

Anecdote : en recevant son prix, il expliquait déjà que « la guerre est parfois justifiée ». Le comité Nobel, lui, n’a pas bronché.

3e — L’Union européenne

Récompensée en 2012 pour « avoir contribué pendant plus de six décennies à promouvoir la paix et la réconciliation, la démocratie et les droits de l’Homme en Europe ». Le jury du Nobel avait sans doute oublié que la guerre de Yougoslavie a provoqué la mort de plus de 300 000 personnes et condamné à l’exil quatre millions d’autres entre 1991 et 1999.

Les technocrates de Bruxelles avaient même osé écrire : « L’UE est un modèle pour le monde. » Un modèle, c’est sûr : austérité, frontières militarisées, contrats d’armement — tout pour la paix des marchés.

Anecdote : aucun Grec n’a été invité à la cérémonie. Trop risqué pour l’ambiance.

2e — Maria Corina Machado

Celle qui rêve de « libérer » le Venezuela — à coups de sanctions économiques et d’appels à l’armée américaine. Candidate fétiche de Washington, elle incarne parfaitement cette vision moderne de la paix : la paix sans souveraineté, sans élections et sans pétrole nationalisé.

Anecdote : Maria Machado a dédié son prix au « président Trump » au moment où il confirmait avoir autorisé la CIA à mener une « action secrète » au Venezuela, tout en admettant envisager désormais des opérations terrestres sur le territoire.

1er — Henry Kissinger

Nobel 1973 pour « les accords de paix au Vietnam ». Pendant ce temps, le Vietnam était toujours bombardé, le Cambodge en ruines, et l’Amérique latine découvrait les joies des dictatures fasciste soutenues par Washington. Même le comédien Tom Lehrer dira : « Après ça, la satire est morte. »

Anecdote : deux membres du comité Nobel ont démissionné pour protester. Les autres devaient déjà préparer la candidature de l’OTAN.


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