Trop occupés à préparer la guerre, surpris par une proposition de paix

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Trop occupés à préparer la guerre, surpris par une proposition de paix

« Les États européens devancés par le plan de paix de Trump en Ukraine » : voilà ce qu’on entend en allumant France Info en cette fin novembre 2025.

C’est que cela peut prêter à rire. Comment les États de l’Union européenne peuvent-ils avoir été devancés dans une course qu’ils n’ont jamais souhaité mener ?

Si, le 2 mars dernier, Londres et Paris ont bien présenté un plan de paix en Ukraine, il n’avait de pacifique que le nom. Celui-ci visait à intensifier l’aide militaire à l’Ukraine avant tout accord, ainsi qu’à renforcer les sanctions contre la Russie. En somme, il n’envisageait même pas l’éventualité d’un compromis.

Trop occupés à préparer la guerre, les gouvernements européens se retrouvent surpris par une proposition de paix.

Un accord qui avait pourtant déjà été proche de se conclure fin mars 2022, un mois après le début du conflit. La Russie et l’Ukraine avaient alors rédigé le « communiqué d’Istanbul », qui posait les bases d’un cadre d’accord : garanties de sécurité multilatérales, neutralité permanente de l’Ukraine et, à terme, son adhésion à l’Union européenne… Mais les puissances occidentales — en particulier le Royaume-Uni — exhortèrent Kiev à « combattre jusqu’à ce que la victoire soit acquise et que la Russie subisse une défaite stratégique », selon les mots du Premier ministre britannique d’alors, Boris Johnson.

Encore aujourd’hui, les puissances européennes, dont la France d’Emmanuel Macron, transpirent une réelle crainte face à la perspective d’un accord de paix. En témoigne le discours prononcé la semaine dernière par le chef d’état-major des armées au Congrès des maires, appelant les Français à « accepter de perdre leurs enfants ».

Trop occupés à préparer la guerre, les gouvernements européens se retrouvent surpris par une proposition de paix…


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