Ce qui se déroule au Venezuela en ce début d’année 2026 n’est pas une crise : c’est une agression impérialiste sanglante, un coup d’État militaire mené par une super-puissance sur un État souverain. La réponse de la France est parfaitement à l’image de sa diplomatie servile : un silence complice, une langue de bois qui masque la vérité et banalise l’illégalité, une attitude digne du vassal étasunien que nous sommes devenue…
Pendant que les bombardiers américains frappaient Caracas, que des explosions retentissaient et que les forces armées des États-Unis capturaient Nicolás Maduro par la force, Emmanuel Macron publiait un tweet honteux vantant « la libération » du peuple vénézuélien et souhaitant une « transition pacifique ». C’est une insulte à la dignité politique des peuples, une négation pure et simple de la réalité : une opération militaire qui viole brutalement la souveraineté vénézuélienne et le droit international, au nom de la loi de l’argent et du pétrole : l’impérialisme.
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Pourtant, dans l’Hexagone, le ton général des médias et de l’exécutif oscille entre l’acceptation tacite de l’opération et le relais pur et simple de la propagande trumpiste. Certains se permettent de débattre du « bien fondé » des méthodes américaines ou du caractère de Maduro, comme si ces mensonges effaçaient l’illégalité manifeste de l’intervention. C’est le double standard et l’incohérence de l’impérialisme occidental : condamner l’intervention russes en Ukraine d’un côté, approuver celles des États-Unis ou d’Israël de l’autre.
Qui peut croire un seul instant que Trump s’intéresse au peuple vénézuélien ? La réalité est limpide : au cœur de cette opération se trouvent les puits de pétrole, les positions géostratégiques et l’hégémonie américaine, pas la démocratie. S’en réjouir ou même s’en accommoder, c’est trahir la France des droits humains et légitimer la violence des puissants contre les peuples.
En 2026, persister dans la fiction selon laquelle une armée étrangère peut exporter la démocratie est une illusion dangereuse et réactionnaire : la seule chose qu’elle exporte, c’est la domination et la mort.


















